Pour les pressés : l’outil avant / après gratuit est plus bas, cliquez ici.
La réponse courte d’abord. Une photo avant / après de chantier, ce sont deux photos prises du même endroit, avec le même cadrage. La première le premier jour, avant de toucher à quoi que ce soit. La seconde le dernier jour, chantier rangé. Puis l’accord du client avant de publier, sous la forme qui convient à chaque support.
« La photo d’avant ? Je la ferai demain, on n’a pas encore commencé. » Sauf que demain, les bâches sont posées et le papier peint est à moitié arraché. Et la photo d’après, prise d’un autre angle, ne se compare plus à rien.
Un avant / après ne vaut que par son cadrage identique, et il ne se publie qu’avec l’accord du client, par écrit.
Pourquoi ça vaut les deux photos
Deux photos, une minute chacune. Voici ce qu’elles vous rapportent.
- Votre fiche Google se remplit de vrais chantiers. Le particulier compare deux ou trois artisans sur leur fiche avant d’appeler. Celui qui montre des chantiers de sa ville, avant et après, sort du lot. Google le dit dans ses conseils de classement local : les photos montrent aux clients ce que vous proposez.
- C’est le meilleur témoignage client. Un avis dit « travail soigné ». L’avant / après le montre. Et le client fier de sa façade transfère l’image à sa famille et à ses voisins, avec votre nom dessus.
- Votre fiche remonte dans les résultats. Google classe les fiches locales sur trois critères : la pertinence, la distance et la notoriété. Une fiche complète et vivante répond mieux à la recherche. La notoriété tient notamment au nombre et à la note de vos avis. Or le jour où vous envoyez l’avant / après est le meilleur moment pour demander cet avis.
- Le résultat se voit vite. Un site met des mois à être trouvé. Une photo publiée le jour de la réception apparaît sur votre fiche dès que Google l’a vérifiée. Un chantier, une publication : au bout de dix chantiers, votre fiche montre dix preuves.
Concrètement : cinq minutes par chantier, photo d’avant en arrivant, photo d’après en partant, publication le soir même. C’est l’un des gestes de publicité les moins chers de votre métier.
Ce que vous allez trouver ici
- Comment prendre la photo d’avant, et quand.
- Comment reprendre exactement le même cadrage à la fin.
- Un protocole photo pour une pièce repeinte et pour une façade.
- Ce que dit vraiment la loi sur les photos du logement d’un client.
- Les règles de Google pour les photos d’une fiche d’établissement.
- Un message pour demander l’accord du client et une légende type à copier.
1. La photo d’avant : le premier jour, avant tout
La photo d’avant se prend en arrivant : avant de bâcher, de déplacer un meuble ou de monter l’échafaudage.
Elle sert deux fois : pour montrer le résultat, et pour garder la trace de l’état d’origine (une fissure déjà là, une tache au plafond). Elle complète les photos de la visite technique avant devis, où l’on photographie surtout ce qui fera le prix.
Quelques règles de bon sens pour qu’elle soit réutilisable :
- Choisissez un point de vue que vous retrouverez : l’angle du portail, la porte de la pièce, un coin de trottoir.
- Restez sur l’objectif standard du téléphone. Le zoom et le grand-angle changent les perspectives d’une photo à l’autre.
- Tenez le téléphone droit, à hauteur de poitrine, sans pencher vers le haut ou le bas.
- Choisissez un sens, horizontal ou vertical, et gardez le même pour l’après.
- Notez la lumière : l’heure en façade, les lampes à l’intérieur.
Concrètement : une photo large de l’ensemble, puis une ou deux sur les zones qui vont le plus changer.
2. Reprendre exactement le même cadrage
C’est l’étape qui rate le plus souvent. Trois semaines ont passé, on ne sait plus d’où la photo a été prise. Le client qui compare ne voit pas le travail, il voit deux photos différentes.
| Ce qui doit rester identique | Pourquoi | Comment le retrouver |
|---|---|---|
| Le point de vue | Un pas de côté change tous les alignements | Un repère noté le premier jour (dalle, angle, poteau) |
| La hauteur du téléphone | Plus haut ou plus bas, les lignes du plafond et du sol bougent | Même posture, même hauteur que l’avant |
| Le cadrage | Les bords de l’image servent de repère à l’œil | Caler les mêmes éléments fixes sur les bords : fenêtre, gouttière, angle de mur |
| Le sens de la photo | Un avant horizontal et un après vertical ne se comparent pas | Vérifier avant de déclencher |
| La lumière | Une façade au soleil contre une façade à l’ombre change les couleurs | Revenir à une heure proche de celle de l’avant |
La méthode la plus sûre : la photo d’avant en transparence sur l’écran. On aligne ses arêtes sur celles du chantier fini, puis on déclenche.
Et vous : sur vos cinq derniers chantiers, combien ont une photo d’avant et une photo d’après prises du même endroit ?
Reprenez le cadrage de votre photo d’avant
L’outil Avant / après de la boîte à outils Gus fait exactement ça, sur votre téléphone. Vous créez un chantier et prenez la photo d’avant le premier jour. Les chantiers et les photos restent sur le téléphone : rien n’est envoyé. À la fin, l’appareil photo s’ouvre avec la photo d’avant en transparence, pour reprendre exactement le même cadrage. Vous comparez les deux au curseur. Puis vous partagez au choix : une image côte à côte, une image en hauteur au format 1080 × 1920 pour WhatsApp et les stories, ou une courte vidéo de 6 secondes où le trait glisse de l’avant à l’après (selon le téléphone). Les étiquettes AVANT / APRÈS et le nom de votre entreprise sont en option. C’est gratuit, sans inscription.
3. Le protocole photo, chantier par chantier
Deux protocoles à adapter, un pour l’intérieur, un pour l’extérieur.
Une pièce repeinte
| Moment | Quoi photographier | Comment |
|---|---|---|
| Visite avant devis | Chaque mur, le plafond, les défauts (fissures, taches, papier peint) | Photos de travail, pour chiffrer. Pas pour publier. |
| Jour 1, en arrivant | La pièce entière depuis la porte, puis le mur le plus abîmé | Point de vue noté, lampes dans le même état qu’à la fin |
| Pendant | Ce qui sera caché : rebouchage, bandes, impression | Photos datées, pour le dossier. Elles prouvent la préparation. |
| Dernier jour | Même pièce, même point de vue, même mur | Après rangement, bâches retirées, meubles remis si possible |
| Réception | Les points relevés avec le client | À joindre au PV de réception des travaux |
Une façade
| Moment | Quoi photographier | Comment |
|---|---|---|
| Visite avant devis | Chaque face, les fissures, les décollements, les points singuliers | Photos de travail. Un mètre ou un objet connu dans le champ aide à juger l’échelle. |
| Jour 1, avant l’échafaudage | La façade entière, de face, depuis le trottoir ou le portail | Repère au sol noté. Heure notée, pour retrouver la même lumière. |
| Pendant | Les étapes cachées : réparations, isolant posé, armature | Photos datées, pour le dossier et la garantie |
| Après démontage | Même face, même repère, même heure | Éviter le contre-jour. Revenir un autre jour s’il le faut. |
Concrètement : séparez les photos de travail (pour vous et le dossier) des photos à montrer. Seules les secondes passent par l’accord du client.
4. L’accord du client : ce que dit la loi
Commençons par ce qui surprend. Le propriétaire n’a pas de droit exclusif sur l’image de sa maison. La Cour de cassation l’a jugé en assemblée plénière le 7 mai 2004. Le gouvernement l’a rappelé en 2013 : un propriétaire ne peut s’opposer à la reproduction de l’image de son bien que si elle lui cause un trouble certain. La CAPEB parle, elle, de « trouble anormal ».
Ce n’est pas un feu vert pour autant. Pour la CNIL, l’image d’une personne, une adresse postale ou une plaque d’immatriculation sont des données personnelles. Et l’intérieur d’un logement touche à la vie privée.
| Ce qu’on voit sur la photo | Ce que disent les textes | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Une personne (client, voisin, salarié) | L’accord ne se présume pas, il doit être exprès et précis (CAPEB, article 9 du Code civil) | Recadrer ou flouter, sauf accord écrit |
| Une plaque d’immatriculation | En principe, un particulier ne peut pas publier la photo d’un véhicule sans flouter la plaque (CNIL) | Flouter ou recadrer |
| Le numéro de rue, la boîte aux lettres | Une adresse postale est une donnée personnelle (CNIL) | Ne pas montrer. La ville suffit. |
| La façade seule | Pas de droit exclusif du propriétaire, sauf trouble anormal | Demander l’accord quand même. La CAPEB le recommande « très vivement ». |
| L’intérieur du logement | Vie privée : objets, photos de famille, courrier | Cadrer serré sur l’ouvrage, accord écrit |
Notre position : demandez toujours, par écrit, même pour une façade. Un SMS avec un « oui » garde la trace, et le client ne sera pas surpris.
5. Publier : fiche Google, WhatsApp, réseaux, devis
Sur la fiche Google
Google fixe des exigences techniques simples pour les photos d’une fiche d’établissement :
| Critère | Exigence de Google |
|---|---|
| Format | JPG ou PNG |
| Poids | Entre 10 Ko et 5 Mo |
| Résolution recommandée | 720 px de haut × 720 px de large |
| Résolution minimale | 250 px de haut × 250 px de large |
| Qualité | Nette, bien éclairée, sans retouche importante ni filtre excessif. L’image doit représenter la réalité. |
Google conseille aussi d’ajouter au moins trois photos représentatives des services que vous proposez. Vos chantiers sont exactement ça.
Deux points demandent de la prudence. D’abord, les conseils de Google pour les photos sur Maps demandent d’éviter les collages, les bordures et le texte ajouté. Sur la fiche, publiez donc l’avant et l’après en deux photos séparées, sans étiquette. Ensuite, la politique de confidentialité des contributions Maps demande de ne jamais publier de photos prises à l’intérieur de résidences privées. Ce texte vise d’abord les internautes ; Google ne dit pas clairement s’il s’applique aux photos d’un artisan. Pour un intérieur, cadrez serré sur l’ouvrage, sans rien de personnel.
Pas encore de fiche bien remplie ? Commencez par là : la fiche Google d’abord, le site ensuite.
Sur WhatsApp, les statuts et les réseaux
Le téléphone se tient en hauteur : une image verticale ou une courte vidéo se regarde sans tourner l’écran. Les étiquettes AVANT / APRÈS ont ici leur place. Ajoutez le nom de l’entreprise : une image transférée doit dire qui a fait le travail.
Dans vos devis et sur votre site
Dans un devis, un avant / après côte à côte montre au client qui hésite un chantier proche du sien. Sur le site, la ville en légende, jamais l’adresse. Si vous sortez vos devis depuis le chantier, le devis sur téléphone permet d’y glisser l’image tout de suite.
Concrètement : envoyez l’avant / après au client le jour de la réception, avec la demande d’accord et la demande d’avis Google dans le même message. Le QR code de vos avis peut aussi figurer au dos de votre carte de visite.
Modèles à copier
Message pour demander l’accord de publier
Bonjour ……, voici les photos de votre …… avant et après le chantier. Elles sont à vous. Avec votre accord, j’aimerais les montrer sur …… (fiche Google, site, réseaux). Sans votre nom, sans votre adresse, seulement la ville : ……. Aucun visage ni plaque d’immatriculation n’apparaît. Pouvez-vous me répondre oui ou non par retour de message ? Merci, …… (prénom), …… (entreprise).
Légende type de publication
…… (travaux) à …… (ville) : …… (ce qui a été fait). La difficulté : …… (le point délicat). Durée : …… jours.
La liste à cocher
- ☐ Photo d’avant prise le premier jour, avant bâches et échafaudage.
- ☐ Point de vue, sens de la photo et heure notés.
- ☐ Étapes cachées photographiées pendant le chantier.
- ☐ Photo d’après prise du même endroit, chantier rangé.
- ☐ Ni visage, ni plaque, ni numéro de rue lisible.
- ☐ Accord écrit du client reçu avant toute publication.
- ☐ Fiche Google : deux photos séparées, JPG ou PNG, sans texte ajouté.
- ☐ WhatsApp et réseaux : version en hauteur, nom de l’entreprise.
- ☐ Demande d’avis envoyée avec les photos.
Les erreurs qui coûtent le plus
- Oublier la photo d’avant. Elle ne se rattrape jamais. Sans elle, il n’y a pas d’avant / après.
- Changer de point de vue. Deux photos prises de deux endroits ne prouvent rien au client qui compare.
- Publier sans demander. Le client qui découvre sa maison sur internet le prend mal.
- Laisser une plaque ou un numéro de rue lisible. Ce sont des données personnelles. La ville suffit.
- Poster un montage étiqueté sur la fiche Google. Google conseille d’éviter collages et texte ajouté : deux photos séparées passent mieux.
Trois questions à vous poser, dans l’ordre
- Est-ce que je prends une photo d’avant sur chaque chantier, le premier jour ?
- Est-ce que mes photos d’après sont prises du même endroit ?
- Est-ce que j’ai l’accord écrit des clients dont les chantiers sont en ligne ?
La première se règle sur votre prochain chantier, cette semaine : photo d’avant en arrivant, point de vue noté, avant de sortir un seul outil.
Et Gus dans tout ça ?
Dans Gus, le client envoie des photos de son projet avec sa demande. En fin de chantier, ces photos d’avant servent de calque à l’équipe pour reprendre le même cadrage. L’avant / après se range dans le dossier du chantier. Le client voit une page « avant et après » et reçoit la demande d’avis Google. Gus sert aujourd’hui la peinture intérieure, le ravalement et l’isolation par l’extérieur. La boîte à outils, elle, est gratuite pour tous les métiers, sans inscription. Elle s’installe sur l’écran d’accueil du téléphone et marche sans réseau. Voir comment Gus fait gagner du temps sur les devis, et ses offres pour commencer, jusqu’à 6 mois offerts.
À retenir : la photo d’avant se prend le premier jour, d’un point de vue noté. L’après se prend du même endroit, idéalement avec l’avant en transparence à l’écran. Demandez l’accord écrit du client et masquez visages, plaques et numéros de rue. Sur la fiche Google, publiez deux photos séparées ; gardez les montages étiquetés pour WhatsApp, les réseaux et les devis.
Sources : Google, astuces pour améliorer votre classement local ; Google, gérer les photos et vidéos de la fiche d’établissement ; Google, conseils pour les photos de la fiche d’établissement ; Google, vue d’ensemble des règles de la fiche d’établissement ; Google, règles pour les photos, vidéos et posts de la fiche ; Google, conseils pour publier des médias sur Maps ; Google, règles de confidentialité des contenus Maps ; CAPEB, droit à l’image des personnes et des biens (janvier 2024) ; Assemblée nationale, question écrite n° 3763 et réponse du 5 mars 2013 ; CNIL, définition de la donnée personnelle ; CNIL, publier la photo d’un véhicule sans flouter la plaque.